Un blog sur LR que je recommande fortement ( en français )

Le web est un vaste monde et, malgré la foultitude d’outils de recherche, on peut passer à côté d’excellentes choses.

Pour preuve, le blog de Blazouf, graphiste, avec un très bon article ( avec animations, svp ) sur Lightroom Beta 4.

http://www.pixellum.com/blog/?2006/09/25/444-photoshop-lightroom-beta-4

Petit ralentissement d’activité sur le blog

Bonjour à tous,

J’attends la livraison de mon nouveau PC et, surtout, de l’écran 24″ avec une certaine impatience. Je serais donc pas mal occupé avec le transfert d’un système à l’autre. Par conséquent, mon activité sur le blog sera quelque peu réduite dans les tous prochains jours.

Dès la reprise, je tâcherai de trouver un support moins restrictif que Blogger afin de vous faire profiter de captures d’écran plus grandes.

En parallèle, j’envisage également de vous parler de quelques applications que j’utilise régulièrement, comme BreezeBrowser Pro, une visionneuse d’images qui a l’énorme avantage d’être ultra-rapide ( parfait pour dérusher ), d’être conviviale, d’avoir une excellente qualité d’affichage ( le mode HQ qui applique une accentuation optimisée – très agréable ) et, sous un aspect quelque peu austère, d’être pourvue d’outils résolument professionnels.

A bientôt.

Gilles.

A propos des "Shoots" et "Collections"

Une question intéressante a été posée sur le forum Photim à propos de la différence entre les “Shoots” et “Collections” dans le module Library.

Les “Shoots”, qu’on pourrait traduire par session, séance ou reportage photo, sont des dossiers virtuels créés par l’importation d’images ou d’un groupe d’images en provenance d’un dossier de votre disque dur ou de n’importe quel media amovible ( les images n’étant pas forcément physiquement importées si vous demandez à Lightroom de les gérer à partir de leur emplacement réel ).
Vous pouvez organiser vos Shoots à votre guise, par dates, par séances, par sujets, etc…

Les “Collections” sont un mode totalement différent qui est un vrai plus dès que l’on appréhende son utilité.
Supposons que vous voulez créer un site web pour votre modèle favori. Vous aimeriez collecter les meilleures photos de la demi-douzaine de séances passées avec cette jolie demoiselle. Jusqu’à présent, vous aviez l’habitude de créer un nouveau dossier pour y glisser des duplicatas des images piochées dans la demi-douzaine de dossiers ou sous-dossiers figurant sur votre disque dur. Quelle perte de temps et d’espace disque !

Avec Lightroom, il vous suffit de naviguer dans les Shoots, de cliquer sur les images qui vous intéressent et de créer une Collection. Ainsi, une Collection peut contenir autant d’images que vous voulez, quel que soit leur emplacement d’origine, quel que soit le Shoot auxquels elles appartiennent, toujours disponibles d’un clic de souris et sans duplication ni transfert physique, ce qui permet de gagner en flexibilité et en espace de stockage.

Exemple de création d’une Collection :


Nous sommes dans le module Library et les menus Shoots et Collections sont situés dans le panneau de gauche ( cadre rouge sur l’image ).

Nous allons créer une Collection à partir d’images sélectionnées dans deux Shoots différents : “Marilyne” et “Marilyne 24.04.2006″:
1) Sélectionner le Shoot “Marilyne” pour afficher les vignettes dans le panneau d’affichage principal.
2) Sélectionner les vues à transférer dans la Collection en cliquant avec la souris soit sur les vignettes, soit dans le Filmstrip. Pour sélectionner une série d’images consécutives, cliquer en appuyant sur Maj, pour un choix aléatoire, utiliser la touche Ctrl. Comme vous pouvez le constater dans la capture ci-dessous, les images sélectionnées ont une vignette gris clair.

3) Créer une Collection de la manière suivante :


- Cliquer sur le symbôle “+” dans le menu Collection.
- Entrer le nom de la collection et ne pas oublier de cocher “include selected photos” ( inclure photos sélectionnées ).
- Cliquer sur “create” ( créer ). Lightroom affiche la Collection que vous venez de créer à partir des images du 1er Shoot. Vous pouvez voir la liste des Collections dans le menu approprié avec le nombre d’images incluses ( dans l’ellipse rouge ci-dessous ) :

4) Pour rajouter d’autres images, clic-droit sur la Collection concernée et sélectionner “add selected photo to this collection” ( ajouter l’image sélectionnée dans cette collection ) dans le menu flottant qui apparaît :

Et voilà le résultat : l’image rajoutée est maintenant intégrée dans La Collection “Marilyne N&B”. Notez le nombre de photos mis à jour dans le menu Collections ( 5 au lieu de 4 ) :

Si vous désirez retirer une image de la collection, clic-droit sur la vignette pour faire apparaître le menu flottant et choisir l’une des deux options :
-”Remove from collection” ( retirer de la collection ).
-”Remove and move to recycle bin” ( retirer et jeter à la corbeille ).

Note : sachez que vous pouvez créer autant de Collections que vous voulez et que vous pouvez inclure la même image dans de multiples collections !

Exemple d’efficacité des outils : récupération des hautes lumières

Sur la capture d’écran ci-dessus, vous pouvez voir comment j’ai pu récupérer facilement les hautes lumières sur la joue de ce gamin ( cliquez sur l’image pour l’agrandir ).

L’affichage des HL cramées est activée, en plaçant la souris sur le petit carré en haut à droite de l’histogramme, pour les deux portions d’image : à gauche avant correction, à droite après correction. Vous pouvez constater l’efficacité remarquable des outils :

Notez que, dans le cadre de ce blog, je prendrai toujours soin d’exagérer les corrections afin qu’elles soient bien évidentes ( j’ai également désaturé le rose de la peau en utilisant la fonction Vibrance et l’outil d’ajustement de la tonalité).

Récupération des hautes lumières cramées en utilisant l’histogramme interactif :


Pour d’obscures raisons, le pointeur de la souris n’apparait pas sur les captures d’écran. Néanmoins, je l’ai placé à droite, dans la zone “Highlight Recovery” qui apparaît dans un gris un peu moins foncé à l’extrême droite de l’histogramme ( celui-ci est divisé en 4 parties, nous y reviendrons dans d’autres démonstrations ). Veuillez noter, en bas à droite de l’histogramme, les valeurs de récupération ( + 75 dans ce cas ).

En laissant le pointeur de la souris dans cette zone, j’ai simplement ajusté les valeurs avec les flèches haut et bas du clavier par incréments de +/- 5 points ( + / – 20 points en pressant simultanément la touche Maj ). Notez que la tirette “Recovery” s’est également déplacée automatiquement ( illustration ci-dessous ). Astuce pour remettre à zéro : double-clic sur la tirette.

Vous pouvez également utiliser la courbe tonale interactive pour récupérer une partie des HL mais avec moins d’efficacité que l’outil dédié “Recovery”.

A propos des articles

Les articles ne seront pas publiés dans un ordre précis. Par exemple, les leçons 2.1, 2.2 et 2.3 sortiront de manière aléatoire, en fonction de ma disponibilité.
Mais j’aimerais aussi injecter des trucs et astuces ou des commentaires, afin que chacun y trouve son compte. En effet, certains d’entre vous connaissent déjà l’interface et aimeraient se concentrer sur l’utilisation des outils.
Sachez également que je ne suis ni un “pro” de la retouche, ni de la colorimétrie, mais j’essaierai de répondre à d’éventuelles questions en fonction de mes connaissances ou propres expériences.

Lightroom est du pain béni pour quelqu’un comme moi qui ne fait que bricoler dans des logiciels comme Photoshop. Je suis incapable, par exemple, de me servir des masques de fusion. Pourquoi ? Simplement, comme la majorité d’entre nous, par manque de temps. Nous avons tous un boulot, une maison et une famille et, par conséquent, difficile de dégager du temps libre. Et faire de la photo implique – en théorie – de passer plus de temps derrière son réflex que devant son clavier.

Adobe, et d’autres éditeurs , ont très bien compris les besoins des photographes d’aujourd’hui. Le résultat ? L’arrivée sur le marché d’une nouvelle génération de logiciels regroupant le maximum de fonctionnalités, avec des outils intuitifs et faciles à utiliser. Lightroom et Aperture sont les premiers. Attendons également de voir Bibble 5.0.

Note : étant donné qu’il n’existe pas encore de version française officielle de Lightroom, la traduction et l’interprétation des termes employés par Adobe ne préfigurent pas ce que sera la version commerciale.

Considérations générales sur les performances de Lightroom

Avant d’attaquer sérieusement la présentation des différents modules, sachez que je fais tourner la Beta 4.1 de Lightroom sur deux machines plutôt modestes :

  • A la maison : Windows XP SP2 Home, Dell Dimension 5400, Pentium IV 2 GHz, 1 Go de RAM ( le taquet ! ), carte graphique ATI Radeon 128 Mo de V-RAM, sur un écran LCD panoramique de 20″ Dell FPW2005 étalonné avec une sonde Color eye 2 ( logiciel BasICColor 4 ).
  • Au travail : Windows XP SP2 Pro, HP Compaq dc7600, Pentium IV 2.8 GHz, 512 Mo de RAM, circuit graphique intégré Intel, sur un écran LCD 17″ HP1740 non étalonné.

Si les performances sur le HP laissent à désirer, elles sont toutefois remarquables sur mon Dell qui a pourtant plus de 5 ans. Contrairement à certains logiciels très exigeants et très élitistes ( Aperture ), Lightroom se contente de configurations très raisonnables pour tourner correctement.

D’ici la fin du mois, je devrais avoir un Dell Dimension 9200, Intel Core 2 Duo 2.13 GHz, 2 Go de RAM ( pour commencer ), carte graphique nVidia GeForce 7900GS 256 Mo de V-RAM, écran panoramique de 24″ Dell 2407 WFP ( le 20″ devenant mon écran secondaire ).

Note : étant donné que j’utilise des captures d’écran faites au travail ( écran 4/3 ) et à la maison, ne vous étonnez pas du mélange d’images plein écran au format carré et rectangulaire.

Leçon n° 2 : généralités sur le modules

Pour l’instant, Lightroom est composé de 5 modules :

  1. Library : ce module vous permet d’importer les images, de les classer en sessions ( “Shoots” ), d’éditer les métadonnées et les mots clés, de les évaluer et de leur attribuer un classement qualitatif et également de faire du post-traitement rapide ( “Quick Develop” ).
  2. Develop : ce module permet le post-traitement et la retouche sur images individuelles ou par lot. Dérivé du module Camera Raw, il permet également de développer les fichiers JPEG et TIF. De nombreux outils innovants – histogramme et courbe tonale interactifs – et d’autres provenant tout droit de Rawshooter permettent des conversions de qualité dans un flux de travail rapide.
  3. Slideshow : un module pour concevoir et exporter des diaporamas élégants et sophistiqués.
  4. Print : un module d’impression assez complet et intuitif, plus facile que celui de Photoshop, notamment au niveau de la gestion des couleurs.
  5. Web : ce module permet de concevoir des galeries web exportables en HTML et Flash.

Ne perdez pas de vue que Lightroom est encore une Beta. Il est très probable que beaucoup d’outils et d’options vont être rajoutés dans la version commerciale. Il peut même y avoir encore beaucoup de changements au niveau des outils ou de l’interface déjà existants.
Je ne recommande donc pas de transférer la totalité de votre flux de travail et de vos images dans Lightroom en version Beta.

Afin d’éviter les problèmes liés à l’écriture d’articles trop longs, la leçon n°2 est divisée de la manière suivante :

  • Leçon n° 2.1 : module “Library”, présentation et généralités.
  • Leçon n° 2.2 : module “Develop”, présentation et généralités.
  • Leçon n° 2.3 : modules “Slideshow”, “Print”, “Web”, présentation et généralités.

Note : lorsque j’écris que Lightroom possède 5 modules “pour l’instant”, c’est parce qu’Adobe doit publier un kit de développement ( SDK ) aux alentours de la sortie de la version 1.0. Il y a donc fort à parier qu’on verra rapidement des modules ou des outils supplémentaires en provenance de tierces-parties. Par exemple, l’éditeur du logiciel de correction optique PT-Lens annonce sur son site qu’il développera un module pour Lightroom.
Pour ma part, j’aimerais également y voir Noise Ninja ( réducteur de bruit ) et Focal Blade ( accentuation de netteté ) :-)

Lecon n° 1 : modes d’affichage

La fenêtre d’affichage de Lightroom est divisée en 6 parties principales :
  1. La barre supérieure : celle-ci contient, à droite, les liens vers les 5 différents modules ( Library, Develop, Slideshow, Print, Web ) et, à gauche, le titre entièrement personnalisable ( nom + ajout d’un logo ). Une barre de progression apparait également dans certaines circinstances.
  2. Le panneau d’affichage gauche : le contenu varie en fonction des modules. Pour le faire disparaître, cliquer sur la petite flèche en bord de cadre à gauche. On remarquera que cette petite flèche passe d’un état solide à un état disons… “gazeux” ( avec des petits points ). Lorsque le pointeur de la souris repasse dessus, le panneau réapparait ; dès que le pointeur le quitte, il disparaît à nouveau. Si on reclique sur la flèche, celle-ci repasse à l’état solide et le panneau reste affiché.
  3. Le panneau principal d’affichage : celui-ci reste affiché en permanence mais dispose de 3 petits modes très sympathiques que nous verrons un peu plus loin.
  4. Le panneau d’affichage droit : mêmes commentaires que le n° 2.
  5. La barre d’outil : affichée sous le panneau principal, celle-ci se commande par la touche T du clavier.
  6. La bande horizontale de miniatures ( filmstrip ) : elle dispose du même système que les panneaux latéraux.
Note : en faisant un clic-droit sur la petite flèche de la barre supérieure, des panneaux latéraux et du filmstrip, un menu contextuel apparaît et permet de choisir entre ces 3 options ( bien sûr, chaque panneau est paramétrable individuellement ! ) :
  1. Auto-hide & show : le panneau apparaît dès que le curseur passe sur le bord du cadre où se situe la flèche, ou disparait dès que le curseur s’en éloigne.
  2. Auto-hide : le panneau disparaît dès que le curseur s’éloigne mais apparaîtra uniquement si on clique sur le bord du cadre où se situe la flèche
  3. Manual : l’affichage du panneau est contrôlé uniquement par un clic de souris.
Lightroom dispose de nombreuses options d’affichage contrôlées par raccourci clavier :

Touche F : mode plein écran ( full screen ) , la barre de fenêtre ( boutons de redimensionnement et de fermeture ) apparaît ou disparaît. comparez avec la capture d’écran en tête d’article :

Touche Tab : les panneaux latéraux disparaissent ou apparaissent :



Touches Maj + Tab : la barre supérieure, les panneaux latéraux et le filmstrip disparaissent ou apparaisent :


Touche T : la barre d’outils située sous la fenêtre principale disparait ou apparait :

Mais ne partez pas, ce n’est pas fini. Petite cerise sur le gâteau :

Touche L : elle permet d’atténuer ou de supprimer complètement la luminosité de l’interface pour mettre la photo en valeur :


NOTE : pour l’instant, Lightroom n’est pas capable d’être affiché en mode bureau étendu. Cette fonction a été réclamée à Adobe mais il n’est pas certain qu’elle soit absolument utile, au vu des nombreuses options d’affichage. Et si vous utilisez un deuxième écran, vous pouvez l’utiliser pour afficher une autre application ( Photoshop, par exemple ).

RECOMMANDATION : l’affichage et l’ergonomie de Lightroom prennent tout leur sens sur un écran au format panoramique 16/10e.

Une nouvelle génération d’outils

La partie la plus spectaculaire de Lightroom est le module “Develop” destiné au post-traitement de vos images. Dérivé du convertisseur Camera Raw intégré à Photoshop CS et Elements, celui-ci permet non seulement le travail sur les fichiers raw, mais également JPEG et TIFF.

Quelle est cette nouvelle génération d’outils ? Ce fut la grande – et excellente surprise – de la Beta 4. En effet, jusqu’à présent, on n’a eu le droit qu’à un histogramme et une courbe d’ajustement tonale tout ce qu’il y a de plus classiques.
Aujourd’hui, ces outils sont devenus interactifs. Vous pouvez placer le curseur de la souris n’importe où sur l’histogramme, la courbe ou l’image et ajuster plusieurs paramètres simplement en utilisant les flèches haut et bas de votre clavier. Bien entendu, si vous le préférez, vous pouvez utiliser les tirettes.
La courbe tonale est particulièrement intuitive car, enfin, la compréhension du fonctionnement de cet outil devient accessible à tous.
Nous en parlerons plus en détail au fur et à mesure.

Sachez enfin que les outils de Lightroom sont d’une puissance et d’une efficacité remarquables. Ainsi, il est possible de rattraper des hautes lumières cramées ( Highlight recovery ), d’éclaircir des zones sombres ( Fill Light ) ou d’effectuer des saturations / désaturations ( Vibrance ) sans affecter le reste de l’image ou favoriser une dérive des couleurs. Il semblerait qu’Adobe a rapidement intégré certaines technologies employées par RawShooter…

La philosophie de Lightroom ou comment changer ses habitudes.

Première chose : la philosophie Lightroom. Ce logiciel n’est pas un éditeur de pixels mais de métadonnées.
Lorsque vous travaillez sur une image, les modifications – exposition, corrections diverses, etc… – s’affichent à l’écran mais n’affectent pas l’original. En effet, tout est enregistré dans un petit fichier qui accompagne la photo. Plus tard, lorsque vous décidez de l’ouvrir à nouveau, la liste des corrections s’affiche dans un historique. Vous pouvez revenir en arrière ou tout simplement repartir dans une autre direction, avec une facilité et une rapidité déconcertants. C’est ce qui fait la grande force de Lightroom. Mais pour en profiter et comprendre ce qui peut être déroutant au début, vous allez devoir changer vos habitudes de travail.
Par conséquent, je vous recommande fortement d’apprendre par coeur la petite liste suivante :
Dans Lightroom :
  • On ne navigue plus dans une arborescence de fichiers pour ouvrir une ou plusieurs images : on IMPORTE.
  • A la fin du travail, on n’enregistre plus sous… mais on EXPORTE.
  • Pour appliquer les mêmes ajustements ou réglages à une ou plusieurs images, on ne fait plus de copier / coller mais on SYNCHRONISE.
Bien entendu, nous verrons tout ça au fur et à mesure de l’évolution de ce blog.